Par ce billet réactualisé je pense prouver qu'il y a toujours des coins d'ombre dans lesquels nous n'avions pas pénétré en prime abord et qui font que nous devons fouiller, revenir et s'instruire... sans cesse... sans cesse... sans honte, bien au contraire.
En ce 24 septembre 2013 un article rédigé par nos soins pour les Cahiers de l'Iroise affine en plus de détails l'historique d'un site méconnu et pourtant porteur d'une page qu'il ne faut pas éradiquer de nos mémoires. En fait nous laissons la totalité du contenu originel datant de 2007 et y ajoutons un complément satisfaisant votre curiosité. Yffic Dornic ce 25/09/2013
Les flancs des anses de Porstrein, Poullic Al Lor, recèlent des trésors du passé. Sous la roche de vrais labyrinthes cachent une histoire de l'ombre. Les experts sanitaires ont construit un dispensaire. Le mot hôpital est employé à présent. Les allemands réquisitionnèrent 200 lits pour soigner les blessés. D'autres sources nous indiquent une construction, en 1941, par ces derniers, ce avec 500/600 places. Des ouvrages sérieux vont être les arbitres du réel sur ces informations... Pourvu qu'ils ne se contredisent pas...
Prenons la machine à voyager dans le temps... celui des premières décennies du port de commerce en Porstrein. Voici d'abord une présentation étonnante sur Napoléon III. Les archives du Service Historique de la Marine nous comblent tout autant que celles de la ville de Brest. Il y a ce quai de l’Éperon et ses rues adjacentes qui peuvent nous interroger? Le quai de la Douane avait ce nom lorsque les plans du futur port Napoléon furent projetés Il y a cette batterie dont peu de nous connaissent la réalité. Il y a cet escalier dont nous ne soupçonnons pas qu'il est plus ancien que le médiatisé par le film Remorques. Il est, pourtant, plus récent que celui permettant l'accès du parc à Chaînes. Au fait cette place était un square, puis un ensemble du rail américain, puis un dépôt en plein air pour des recherche pétrolifères et devenir, enfin, ce lieu aux milles retrouvailles festives. Tiens des tailleurs de pierre sur la falaise de Porstrein ?
Une ère nouvelle vient de s'ouvrir pour la cale sèche. Son bateau-porte est tiré par un remorqueur du genre petit trapu (voir dans métiers)... Le M-N Eider entre dans le site rénové... Il est caréné, bichonné après fermeture et pose sur les tins. La machinerie s'offre une visite sérieuse... Les ouvriers de la navale finissent de le requinquer... Il est prêt pour un long voyage... Il sort et nous va booster un au revoir. Cette page est dédiée aux gars des chantiers du port de commerce brestois ainsi qu'à ceux des services portuaire. Ce suivi de la FORME 1 me laisse des souvenirs intenses et c'est avec une sincère émotion que je le termine.
En ce mois d'août 2009, la forme 1 s'apprête à recevoir un premier navire après sa partielle refonte. Nous l'avions quittée en
Le 1er mars 2009 sera une date à jamais mémorable pour les plaisanciers, les compétiteurs et nous-mêmes habitants, usagers, commerçants du port de commerce. Un espace militaire rendu au civil offre un accueil exceptionnel tout en garantissant une évasion immédiate vers la mer d'Iroise via le "goulet". Nous allons vivre les étapes de cette appropriation en partant d'une visite sur la digue sud (dénommée depuis Jean-François de La Pérouse) jusqu'à l'inauguration de ce "Port du" le 25 avril 2009.
En mars 2008
Les Brestois en rêvaient. Première reconquête du territoire en Penfeld : un port de plaisance au-delà du quai Aldéric Le Comte vers l'ouest. Une digue en face sud se construit (Plus tard accessible aux promeneurs, aux animations et autres festivités maritimes). Sa consœur, plus petite, suivra. Elles délimiterons l'enclave du site où des pontons accueillerons les quelques 487 bateaux, en rade-abri. Ce bassin de 5 hectares reste sous statut militaire (La Marine Nationale est impliquée financièrement).
Elle change, se veut compétitive tout en gardant l'habit de granit de ses origines. Elle est classée, ce qui pose des contraintes d'architecture. Néanmoins le génie humain contourne les difficultés afin de concilier amélioration de productivité et esthétique. Cette nouvelle page visionne l'évolution de ces travaux à partir du 7 juillet 2007 au mois de février 2008. Une dernière nous démontrera le bien fondé de cette mise en chantier.
La Chambre de Commerce est devenue une institution économique irréversible. Je vais dater les événements forts de son développement sachant que "Portde" a une partie de son histoire liée à elle. La CCI continue de porter haut cette volonté d'expansion.
Sur chaque plaque de rue, un nom de personnage, un nom de ville ou de lieu. A la recherche de chacun, de chacune, je suis allé. Là de l'information étonnante ; je vous la livre. Qui connait l'ingénieur en chef du viaduc de Morlaix et du phare de l'Armen ? Qui connait le fomenteur de la fuite d'une impératrice ? Qui connait le sang-froid de cet autre ? Visitez, visitez !!
Elle est classée en mémoire des hommes qui l'ont construite. Les pierres de son bâti protègent des souvenirs que l'on ne saurait extraire. Elle est belle en son habit de granit : en 1913 > 250m x 27,3m x 13,7m.
Combien de fois n'ai-je gravi les marches de cet escalier ? Pourtant je ne sais son histoire que depuis peu de temps... Disons ses histoires vécues en 140 ans. Un bref clin d'œil, à sa beauté granitique, va nous permettre de cerner son vécu. Le descendre me procure un frisson... A ses pieds je suis au port... Chez-moi, chez nous !
Etonnante cette évolution d'un port. Avant 1865 les navires marchands jouxtaient les quais de la marine de guerre dans l'arsenal. C'est sous le Cours Dajot (site d'anciennes carrières), promenade de 500 mètres réalisée à partir de 1769, qu'un projet mûri afin de désengorger la Penfeld d'un trafic gênant les bâtiments de la Royale. Ce sera donc au pied des remparts Vauban là où la mer bat rudement les roches. Il surgit,soudain, un siècle plus tard ce port pour évoluer, s'agrandir, s'abîmer par faits de conflits, revivre, stagner, puis se projeter vers le 3ème millénaire.
Avec amabilité, en juin 2006, la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) nous a emmené sous le port à la découverte de l'insoupçonné. Une féerie de lumière, de faune marine accrochée aux quais, des pilotis à trois générations, des trous béants où vivent bars, étrilles, crevettes, congres, homards, nous questionnent. Des couleurs magnifiques et le respect pour la technicité évolutive de l'humain. Jean Marie flashe à qui mieux mieux pour ingurgiter le maximum de nos sensations. Moments intenses. Au dessus ? Les rues, les commerces, les entreprises, les habitants. Ils ne savent pas tous. Incrédules, ils tapent du pied leur sol en béton pour en connaître la solidité et constatent avec émoi le savoir faire de leurs anciens.